Quelques conseils sur le comment partitionner ses disques durs.
Les partitions de nos disques durs font maintenant parti du quotidien de tout utilisateur de PC. Que l’on assemble son propre PC ou que l’on en achète un tout monté, on est forcément confronté à un moment ou un autre au partitionnement du ou des disques durs le composant.
Pourquoi des partitions
Jusqu’à un passé pas si lointain le partionnement avait des raisons techniques. Sans aller jusqu’à les détailler toutes, je mentionnerai essentiellement les 2 principales.
- Passer outre les limitations en matière d’adressage des formats de fichiers
- Limiter la fragmentation et permettre une défragmentation plus rapide
Passer outre les limitations en matière d’adressage des formats de fichiers
Avec le temps les capacités des disques durs ont évolués plus vite que les formats de fichiers. Les plus connus étant bien sûr les FAT (16 et 32), mais il en existe bien d’autres.
Avec FAT16 ce sont 2Go (exceptionnellement 4Go avec Windows NT4) qui peuvent être utilisés au maximum. En FAT32 ce sont 2To (TéraOctects: 1To = 1000Go) qui sont utilisables. Bien sûr à l’heure actuelle nos disques dur n’atteignent pas encore cette capacité (même si on s’en rapproche rapidement), mais il faut savoir que si on utilise Windows2000 ou XP, FAT32 a été volontairement bridé à 40Go maximum par partition, afin de promouvoir le système de fichier NTFS, ce qui n’est pas un moindre mal vu la supériorté de ce dernier.
Ceci dit FAT32 est aussi limité ailleur, par la taille maximale d’un fichier ne pouvant pas dépasser 4Go (soit moins qu’un simple DVD).
Limiter la fragmentation et permettre une défragmentation plus rapide
Reprenons les exemples les plus connus: FAT16 et 32.
Il est reconnu que la FAT32 dispose d’un grand « pouvoir » de fragmentation. Ainsi il convient de régulièrement défragmenter les partitions pour éviter une perte drastique de performances. Mais la défragmentation ça prend du temps. Donc plutôt que de faire ça sur un gros volume, et donc avec la durée d’opération que cela implique, on partitionne pour pouvoir défragmenter plus régulièrement en fonction de l’usage de la partition (selon ça la fragmentation peut être moindre) sans que cela ne demande forcément l’immobilisation de la machine sur une longue durée.
Il existe évidemment d’autres raisons à l’usage des partitions, mais certaines sont toujours (plus que jamais) d’actualité, nous les verrons plus tard.
Cependant il faut voir que les formats de fichiers actuels n’ont plus ses limitations. Que ce soit les plus connu, c’est à dire le NTFS 5 de Microsoft, ou les plus exotiques que l’ont retrouve dans l’univers Linux, tels que Ext3, ReseirFs etc, ces défaut ont été gommés.
En effet NTFS, Ext & Cie fragmentent beaucoups moins à l’usage et la défragmentation s’avère relativement rapide même sur de gros volumes. On n’est plus limité en taille de fichier (4Go pour le FAT32, je rappel). Quant à la taille maximale d’un volume: on atteind en NTFS le chiffre impressionant de 256 TeraOctets, autant dire qu’on a de la marge.
Alors? Pourquoi partitionner ?
La raison principale fait appel au bon sens de tout un chacun:
Il s’agit là de séparer le système des données. En effet le minimum syndical, et fortement recommandé, est d’utiliser 2 partitions. La première servira à installer le système de son choix, la seconde permettra d’y stocker les données d’usage.
Pourquoi cette séparation ?
Tout simplement pour éviter la désagréable perte de données en cas de probleme majeur au niveau du système. Ainsi si la séparation a bien été faite et les données correctements placées sur la seconde partition, en cas de gros soucis on peut sans remords formater la partition système pour réinstaller l’OS.
Mais cela sous-entend un minimum de rigueur à l’usage. Ne rien enregistrer sur la partition systeme, faire en sorte que les documents soient sur l’autre partition, ou au moins une copie. Avec windows cela demande un minimum d’attention car ce dernier a tendance à placer par défaut le dossiers « Documents » (et autres favoris ou emails) sur la partition système. Mais cela peut se changer en 2 clics de souris donc on aurait tord de s’en priver.
A chaque OS sa partition
Une autre raison qui pousse à partitionner son disque dur c’est l’installation de 2 ou plus OS sur son PC. Les combinaisons sont multiples: Windows + Linux, Windows98 + WindowsXP, plusieurs Linux, plusieurs fois XP, même MacOS X et WindowsXP, ou alors plus dans l’actualité: WindowsXP et Windows Vista
Quoi qu’il en soit ce type d’usage demandera toujours de faire des partitions propres à chaque systeme que l’on souhaite installer. Dans le cas de plusieurs XP on peut techniquement s’en passer, mais c’est fortement déconseillé car on a vite fait de se mélanger les pinceaux avec cela.
J’ai un gros disque dur, combien j’y mets de partitions ?
Là, chacun y va de sa petite opinion. Pour ma part je suis plutot défenseur de l’usage d’une grosse partition pour les données et de ne pas multiplier celles-ci. En effet, à quoi bon faire beaucoups de partitions en leur donnant un usage précis ? ( Données, jeux, télechargement etc). Qui plus est j’ai remarqué par expérience que les tailles que l’on defini pour telle ou telle partition finissent par ne jamais convenir. Il arrive forcément un jour où une sera presque pleine alors qu’une autre sera presque vide. Là il faudra alors soit revoir le systeme de classement, soir répartir l’espace vide au moyen d’un logiciel adéquat (opération non-dénuée de risque). Qui plus est la défragmentation d’une partition presque pleine est souvent problématique car cela requiert un minimum d’espace vierge.
Pour ma part je préfère donc largement utiliser de grosses partitions dans lesquels je fais mon systeme de classement par des dossiers à la racine.
Cela n’a que des avantages par rapport à un systeme par partitions:
- Possibilité d’attribuer une icone particulière à un dossier, ce qui n’est pas possible sur un disque dans l’explorateur WindowsXP (je crois que Vista le permet, à vérifier). Visuellement ça apporte un plus pour repérer rapidement les principales catégories
- Pas de problèmes de répartition d’espace vide. On a un grand espace partagé entre les dossiers, donc ce n’est que quand la partition sera pleine que l’on sera embêté, au lieu que ce soit quand une des sections est pleine avant les autres.
- Le déplacement d’un fichier d’une section à l’autre se fera quasiement instantanément quelque soit sa taille. Car tant qu’on travail sur le même disque, Windows ne copie pas le fichier mais modifie simplement le pointeur (l’adresse) du fichier. Avec un systeme par partition il faut obligatoirement copier le fichier, ça peut prendre du temps, on utilise les disques plus que nécessaire, et on fragmente forcément un peu (mêm si ce n’est plus trop un soucis)
Voilà en gros les avantages que vois, il en existent d’autres plus « techniques » mais pas forcément démontrables par mes moyens. En effet j’avais lu il y a quelques temps un article à ce sujet, l’auteur y démontrait que avec les systemes de fichiers tels que NTFS, Ext3 & Cie, cela pouvait être néfaste à la machine que de multiplier les partitions.
En fait il avançait deux points majeurs:
Une légère perte d’espace disponible à l’usage du fait du partitonnement. Mais surtout un usage plus intensif du disque dur et des têtes de lectures. En effet, avec de multiples partitions les têtes de lectures auront plus de travail, cela pouvant engendrer une usure plus rapide du disque dur. Je pense que l’argument se tient et si l’on ajoute à cela ce que j’ai déjà dit à propos du déplacement d’un fichier d’une section à une autre, on ne peut que constater que l’usage d’une grosse partition fatigue forcément un peu moins le disque dur que de multiples partitions. Reste maintenant à déterminer dans quelle mesure et si cela peut avoir un impact réel sur nos disques durs. Pour cela je vous laisse vous faire votre propre opinion.
Deux partitions et c’est tout alors?
Pas tout à fait, car il est une « école » provenant de l’univers Linux qui veut que l’on crée une partition pour y mettre le SWAP de l’OS. Le SWAP c’est la mémoire virtuelle, c’est à dire quand l’OS n’a plus de place dans la RAM, ou lorsqu’il doit faire de la place pour des applications en cours,et qu’il va ecrire dans un fichier système situé sur le disque dur. Ce Swap peut etre rêglé quelque soit l’OS qu’on utilise, on peut soit laisser l’OS le gérer, soit le fixer à une taille défini (en fontion de la quantité de RAM) et à un emplacement précis.
Par défaut les distributions linux proposent de créer une partition fixe pour y mettre le SWAP, avec Windows il faut prévoir son coups et le faire manuellement
Qu’est-ce qu’on y gagne?
Un SWAP de taille fixe, séparé du reste des données, donc qui ne sera pas soumis à la fragmentation du à l’usage d’autres fichiers. La partition SWAP ne sera jamais réellement fragmentée du fait que le fichier est reécrit à chaque reboot (entre autre).
Ceci dit, autant c’est un élément par défaut de l’univers Linux, autant sous Windows je n’ai jamais noté de gains considérables à faire ce genre de chose. Je pense déjà que l’on y gagne plus à placer le SWAP sur un deuxieme disque dur (pas simplement une partition) sur lequel n’est pas présent la partition systeme. Afin de permettre des accès plus rapide via l’usage du deuxième disque dur en simultané. Mais bon rien n’empèche de faire une partition SWAP sur un deuxième disque dur, tant qu’à faire.
Récapitulatif
Pour conclure:
- On partition par soucis pratique et non plus pour raisons techniques et limitatives.
- On sépare les données du systeme
- On sépare éventuellement le SWAP
- Mon conseil est d’éviter de multiplier les partitions et de ne faire qu’une grosse partition « Données » (éventuellement 2 avec un disque de plus de 300Go) et de faire son système de classement via des dossiers racines.











Xénéphon says:
Salut!
Très bon article sur toutes les possibilitées le poilu!
Pour info: 189go réels avec 168go pour xp 1go pour le swap et 20go pour Linux.
21st juillet 2006 at 7 h 52 min
Partition says:
Bien écrit. Autres conseil utiles (selon l’utilisation):
C:windows = 15go
D: programmes/jeux = le reste
Autre DD
SWAP (selon la grosseur)
DATA le reste
Si tu utilise la SWAP sur le meme DD, tu ne verra jamais de différence, puisque si tu l’utilise, le DD va la chercher plus loin sur ses plateaux.
21st juillet 2006 at 21 h 34 min